30/04/19 : séminaire en Ecologie Marine par Dr Daniela BANARU (Institut Mediterranéen d’Océanographie, France)


19-04-2019

Daniela Bănaru, Maître de Conférence  en Ecologie Marine à l’Institut Méditerranéen d’Océanographie (MIO, Université Aix-Marseille), présentera ses travaux sur les méchanismes biologiques de contamination des réseaux trophiques pélagiques par des éléments trace et le Hg (Nord-Ouest de la Méditerranée Occidentale, projet PARME).

lieu et horaire : à définir

mots-clés : bioaccumulation/biodilution, bioamplification/bioréduction

résumé : Le problème de la spéciation de l’As et du Hg, ainsi que la contamination par d’autres ETMs (Ag, Al, Ba, Ca, Cd, Co, Cr, Cu, Fe, Mn, Ni, Pb, Se, Sr, Ti, V, Zn), a été abordé dans une chaîne trophique pélagique du golfe du Lion, où les relations trophiques ont déjà été déterminées.

Seize compartiments ont été analysés : la matière organique particulaire du Rhône, le phytoplancton (80-200 µm), trois classes de taille de zooplancton, deux groupes de gros zooplancton, le muscle blanc de trois téléostéens zooplanctonophages, et six espèces de mésoprédateurs pélagiques dont trois téléostéens et trois céphalopodes.

La grande majorité des ETMs sont concentrés dans le plancton, ces éléments (Al, Ba, Ca, Cd, Co, Cr, Fe, Mn, Ni, Pb, Sr, Ti, V, Zn) biodiminuent dans le réseau trophique du golfe du Lion (nord-ouest de la Méditerranée) et ne posent pas de problèmes en ce qui concernent leurs seuils règlementaires. Ceci n’est pas le cas pour l’As total et le Hg total qui bioaccumulent avec la taille des individus et bioamplifient avec le niveau trophique des organismes. Les formes inorganiques toxiques de l’As biodiluent avec la taille et biodiminuent avec le niveau trophique, tandis que le MMHg bioaccumule avec la taille des individus et bioamplifie dans le réseau trophique. Certains individus tels que les chinchards de taille >26 cm ou certains céphalopodes peuvent dépasser les seuils réglementaires pour cet élément (Hg), même si globalement les valeurs moyennes pour toutes les espèces analysées restent en dessous de ces seuils.

bio : Après une thèse en co-tutelle sur l’étude de l’« Influence des apports du Danube sur les réseaux trophiques des poissons des côtes roumaines (Mer Noire)», 2 ans d’ATER en « Ecologie benthique » au Centre d’Océanologie de Marseille  et un post-doctorat à l’Ifremer Sète sur l’analyses des « Interactions trophiques et pêche dans le Golfe du Lion en Méditerranée occidentale », D. Bănaru est Maître de Conférences à Aix-Marseille Université depuis 2010 et effectue des recherches en écologie trophique. Ses activités de recherche sont focalisées sur l’étude de l’impact des activités anthropiques (pêche, contamination etc) sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes marins.