Présentation de l’axe

La Nouvelle-Calédonie fait partie des régions du monde possédant un des plus haut taux d’endémisme chez les végétaux supérieurs. Cette spécificité est liée au caractère insulaire de cette flore mais aussi à la présence de substrats ultramafiques qui recouvrent environ un tiers de la superficie totale de la Grande Terre. Ces sols miniers très peu propices à la végétation ont ainsi induit l’apparition de plantes très particulières, adaptées à leur pauvreté, à leur déséquilibre minéral et à leur toxicité. La Nouvelle-Calédonie est également riche d’un patrimoine culturel original concernant les connaissances et les pratiques traditionnelles liées aux usages des plantes. La sauvegarde et la valorisation de ces patrimoines exceptionnels ainsi qu’une meilleure connaissance des fonctionnements de ces écosystèmes sont des objectifs fondamentaux pour la Nouvelle-Calédonie et, plus largement, pour la biosphère.

Thèmes principaux de l’axe

  • Adaptation des végétaux et des symbiotes microbiens associés, aux milieux ultramafiques de la Nouvelle-Calédonie. Applications à la restauration écologique des milieux dégradés par l’activité minière.

Les travaux portent sur l’analyse des mécanismes fonctionnels d’adaptation des plantes et des microflores associées (champignons mycorhiziens à arbuscules et bactéries à effets PGP), au caractère extrême des sols ultramafiques. Des études génétiques (gènes, transcriptomes) sont développées aussi bien pour les plantes étudiées que pour les symbiotes fongiques et bactéries utiles. Des biotechnologies de restauration écologiques sont développées en conséquence.

  • Rôle et mécanismes d’action des métabolites secondaires d’intérêts issus de la biodiversité végétale et microbienne de la Nouvelle-Calédonie.

Dans le but d’améliorer les connaissances sur la biodiversité de la Nouvelle-Calédonie et de participer au développement local des bioressources, cette recherche porte sur l’évaluation des potentialités (pharmacologiques, cosmétiques, huile essentielles, tinctoriales) et sur la compréhension des mécanismes d’action à l’échelle moléculaire des substances naturelles issues de la biodiversité végétale et microbienne.  Une attention particulière est portée sur les plantes utilisées  dans les pharmacopées et cosmétopées traditionnelles de Nouvelle-Calédonie et plus généralement du Pacifique Sud afin de promouvoir la reconnaissance et la préservation des savoirs traditionnels associés à ces plantes. Des approches métabolomiques sont aussi développées afin de mieux comprendre la chimiodiversité et la spécificité phytochimique des espèces endémiques et autochtones d’intérêt.

 

Exemples de projets de recherche

Référente pour l’axe

Valérie Burtet